PRA-prcd
Je continue cette série sur les tests de santé avec un article consacré à la PRA-prcd, pour vous aider à mieux comprendre de quoi il s’agit et ce que cela implique concrètement pour les chiens.
La PRA-prcd fait partie des dépistages génétiques de base chez le Chien finnois de Laponie. L’aborder permet de mieux comprendre à quoi sert ce test et comment il est utilisé en élevage.
La PRA-prcd est une affection oculaire héréditaire entraînant une dégénérescence progressive de la rétine. Elle évolue lentement et peut conduire, à terme, à une perte de la vision. Les premiers signes apparaissent de manière progressive et variable selon les individus, et le chien peut rester longtemps asymptomatique avant l’apparition de troubles visuels.
Le test ADN permet d’identifier la mutation responsable. Un chien porteur ne présente aucun signe clinique et ne développera pas la maladie. En revanche, un chien atteint développera une dégénérescence rétinienne au cours de sa vie. Le dépistage permet donc ici d’anticiper et d’éviter la naissance de chiots atteints.
Dans la race, la mutation PRA-prcd est connue et suivie depuis plusieurs années. Sa présence rend indispensable une gestion raisonnée des mariages, basée sur la connaissance et l’anticipation plutôt que sur l’exclusion systématique.
Chaque reproducteur du cheptel est dépisté pour la PRA-prcd, et les mariages sont pensés de manière à éviter toute naissance de chiots atteints, tout en préservant la diversité génétique.
Pour les familles, cela signifie que les chiots issus de cet élevage ne développeront pas de PRA-prcd. Ils peuvent être indemnes ou porteurs, sans impact sur leur vision, leur qualité de vie ou leur bien-être.
La PRA-prcd est un exemple de maladie génétique que la sélection permet aujourd’hui de maîtriser efficacement, à condition d’être intégrée avec cohérence dans une vision globale et équilibrée de l’élevage.
👉 L’essentiel à retenir
Indemne
Le chien ne porte pas la mutation recherchée.
Il ne développera pas la maladie concernée et ne la transmettra pas.
Indemne par filiation
Le chien est issu de deux parents testés indemnes pour la maladie.
Dans ce cas, il ne peut ni être porteur, ni être atteint, même sans test individuel, car il n’a pas pu hériter de la mutation.
Ce statut repose sur une filiation connue et vérifiée et constitue une pratique reconnue en élevage lorsque les recommandations de la race le permettent.
Porteur
Le chien est en parfaite santé.
Il ne développera pas la maladie, mais peut transmettre la mutation.
En élevage, un chien porteur peut être utilisé sans risque s’il est marié à un chien indemne.
Atteint
Le chien porte deux copies de la mutation et développera la maladie au cours de sa vie.
En élevage, l’objectif n’est pas d’éliminer les chiens porteurs, mais de ne jamais produire de chiots atteints, tout en préservant la diversité génétiq
ue et l’équilibre de la race.